juillet 30, 2014

Ce musée magnifique, qui domine le quartier londonien de Kensington, est une véritable institution britannique. Et si de nombreux visiteurs viennent pour y admirer les squelettes de dinosaures superbement conservés ainsi que la reproduction animée - et plus vraie que nature - d'un tyrannosaure, le Musée d'Histoire Naturelle renferme aussi quelques trésors plus méconnus.

Tyrannosaurus Rex

Tyrannosaurus Rex

Paradoxalement, c'est un ami Français qui m'a conseillé la visite insolite que je vous propose ci-dessous. Et je n'ai pas été déçu !

1. Le centre Darwin : plantes et animaux à la base de la théorie de l'évolution

Si la théorie de l'évolution et les vieux grimoires vous fascinent, rendez-vous dans le cocon du centre Darwin, au cœur du musée. Vous l'aurez compris, cet espace est dédié à la théorie de l'évolution et renferme des spécimens animaux et végétaux qui ont permis aux plus grands scientifiques du monde de peaufiner la théorie établie par Charles Darwin. Vous y verrez notamment la première édition du livre sur les espèces de Darwin mais également les livres de Sir Hans Sloane, à partir desquels le musée fut fondé il y a plusieurs siècles. Ces livres ont plus de 350 ans et renferment des spécimens de plantes que Sloane a amassé au cours de ses voyages en Amérique du sud. 

Statue de Charles Darwin

Statue de Charles Darwin

2. Le calamar géant

Dans l'aquarium du centre Darwin*, venez voir l'un des monstres marins qui a longtemps inspiré les plus grands auteurs littéraires classiques. Ce calamar géant de plus de 8,5 mètres de long, dont les yeux ont la taille de ballons de football - et les tentacules aux ventouses acérées peuvent trancher les os - a l'habitude de reposer dans les abîmes des océans. Pourtant, le spécimen que vous verrez ici est bien réel et je vous garantis que vous vous en souviendrez longtemps !

Le calamar géant

Le calamar géant

* Attention, assurez-vous de réserver une visite « Spirit Tour Collection » à l'entrée du musée. C'est la seule manière d'avoir accès à l'aquarium où le calamar géant se trouve.

3. L'améthyste maudite !

Plus connu sous le nom de saphir violet, cette améthyste fut volée lors de la rébellion indienne de 1855. D'après la légende, chaque personne qui s'approprierait le bijou subirait catastrophes et malchance. En 1890, le propriétaire de la pierre - l'écrivain et scientifique Edward Heron-Allen - la déclara « maudite et tâchée de sang ». Il la fit ensuite enfermer dans un coffre à la banque avec l'instruction de ne pas y toucher pendant au moins 33 ans après sa mort ! La fille de Heron-Allen donna l'améthyste au musée avec la lettre de son père rappelant le danger qu'elle représentait pour quiconque la possèderait ! Superstition ou réalité ? Allez la voir et jugez par vous-mêmes !

4. Archéoptéryx, le plus vieux fossile au monde

Lors de l'élaboration de sa théorie sur l'évolution (allez voir ses travaux sur les pigeons, c'est fascinant !), Charles Darwin présente les différents stades de l'évolution sans pouvoir en avancer la preuve. Le fossile Archéoptéryx apporte cette preuve ! Il prouve qu'un lien entre les reptiles et les oiseaux existe bel et bien. Le fossile représente un petit dinosaure carnivore aux dents aiguisées, semblable au vélociraptor. Mais, regardez de plus près et vous verrez également des plumes le long de ses membres supérieurs ! L'Archéoptéryx est un véritable tournant de l'histoire naturelle ; il est aussi l'un des spécimens les plus précieux du musée.

5. Squelette d'un dodo - espèce éteinte depuis 150 ans

On ne sait pas grand-chose sur les oiseaux « dodos ». On sait cependant qu'ils peuplaient l'archipel des Mascareignes dans l'océan indien jusqu'à la moitié du 19ème siècle.  Certains naturalistes pensaient autrefois que ces créatures étaient des créatures imaginaires inventées par les marins ; tout comme les sirènes ! On sait aujourd'hui que les dodos ont bien existé et seraient les descendants d'une espèce de pigeons arrivée sur les îles Mascareignes il y a plus de 26 millions d'années. Sans prédateurs et bénits par une nourriture abondante, les dodos n'ont jamais dû quitter leur archipel et passer à un stade supérieur de leur évolution. Au fil des millénaires, les dodos deviennent plus dodus, leur bec plus large et leurs ailes plus petites. Une proie facile pour les marins venus de Hollande en 1598, date du début de leur extinction. Le squelette que vous admirerez au Musée d'Histoire Naturelle est composé d'os provenant de plusieurs dodos. Ces os dateraient d'il y a plus de 1000 ans

Je pourrais passer des heures à vous parler des découvertes incroyables que renferme le musée mais je terminerai ici en vous invitant à découvrir le Musée d'Histoire Naturelle comme vous ne l'avez jamais vu : la nuit, à la lumière des lampes de poche. Renseignez-vous sur le site pour leurs « Dino Snores » *.

*les ronflements des dinosaures

Photo Credits:
Entrée principale du Musée d'Histoire Naturelle de Londres © Stephantom
Le calamar géant © Momotaou2012
Le tyrannosaure robotisé du Musée d'Histoire Naturelle de Londres © Muffinn
Statue de Charles Darwin - Musée d'Histoire Naturelle © sw77

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